Vitesse de migration de SharePoint Online et OneDrive

Cet article explique les étapes qu’implique l’utilisation de l’API de migration SharePoint Online et les facteurs qui influencent la vitesse de migration à chaque phase.

Les quatre étapes de la migration

Quatre étapes de migration

Avec la nouvelle API de migration SharePoint Online Migration, nous avons très largement modifié la méthode de migration, ce qui affecte également la vitesse que vous pouvez espérer lors de la migration de vos données. L’objectif de cet article n’est pas d’expliquer de manière détaillée le fonctionnement de l’API de migration, mais plutôt d’examiner le temps consacré à chaque étape du processus de migration et les facteurs qui influencent la vitesse.

Remarque : Les étape 2, 3 et 4 s’effectuent normalement à l’aide des commandes PowerShell de migration SharePoint Online ou d’un autre outil de migration tiers. L’étape 1 est importante en ce sens qu’elle permet de déterminer l’outil le mieux adapté à vos besoins.

1. Analyse de la source   

La règle de base pour une bonne migration consiste à toujours connaître votre source. Évaluez vos données et déterminez vos besoins. Quel contenu doit réellement être déplacé ? Quel contenu peut être laissé ? Tandis que vous évaluez vos données, vous aurez une idée plus précise du temps que nécessiteront les étapes suivantes. Mettez à profit cette étape pour nettoyer vos archives dans la mesure où la quantité de contenu déplacé déterminera la taille globale de votre projet.

2. Création d’un package du contenu   

C’est à cette étape que l’outil choisi crée un package approprié pour l’importation du contenu dans le cloud. Cela correspond à New-SPOMigrationPackage et ConvertTo-SPOMigrationTargetedPackage dans les cmdlets PowerShell SharePoint pour la migration SPO. La vitesse de cette étape dépend de l’efficacité de l’outil et du type de contenu du package. Le fractionnement bien pensé des packages peut aussi largement améliorer la dernière étape.

3. Téléchargement dans Azure   

Lorsque vous déplacez du contenu dans SharePoint Online à l’aide de la nouvelle API de migration, Azure est utilisé comme espace de stockage temporaire. La vitesse réseau de téléchargement sur Azure est largement plus élevée et vous permet de choisir votre centre de données. Si vous disposez d’une bonne connexion, vous souhaiterez peut-être choisir le même emplacement de centre de données pour votre compte Azure et Office 365. Cela correspond à la commande Set-SPOMigrationPackageAzureSource lors de l’utilisation de PowerShell. Si votre réseau est lent, envisagez l’utilisation du centre de données Azure le plus proche géographiquement. La dernière option consiste à expédier des disques durs à Azure. La vitesse de cette étape dépend de votre connexion Internet ou du temps nécessaire pour acheminer les disques chez Microsoft. Des sites tels que Liste de contrôle des performances et de l’extensibilité de Microsoft Azure Storage peuvent fournir une bonne idée de ce à quoi vous devez vous attendre.

4. API de migration   

La dernière étape est la migration des données de Azure à SharePoint Online. Cette action est transparente lors de l’utilisation d’un outil tiers, mais correspond à la commande PowerShell Submit-SPOMigrationJob. C’est Microsoft qui contrôle cette étape. Nous allons donc voir plus en détail à quoi s’attendre.

Remarque : Aux fins de cet article, chaque fois qu’un appel est effectué à l’API pour un package à transférer dans SharePoint Online, nous parlerons d’une « tâche de migration ».

API de migration

Temps en file d’attente   

Une fois l’appel à l’API effectué, la tâche de migration est placée dans la file d’attente. Normalement, les tâches de migration sont exécutées dans la minute. Le nombre de tâches de migration vers le même client O365 peut varier en fonction du trafic, mais 8 à 16 tâches de migration devraient s’exécuter en parallèle.

Vitesse de l’API par tâche de migration   

Une fois le package dans Azure et la tâche de migration lancée, voici un graphique illustrant la vitesse observée par tâche de migration en utilisant l’API.

Par exemple : Si 16 packages sont importés en même temps avec une différents de types de contenu, le total atteint en moyenne 2X16 = 32 Go/h. Si le contenu n’est composé que d’éléments de liste SharePoint, on atteint normalement 0,5X16 = 8 Go/h, ce qui représente toujours un grand nombre d’éléments de liste dans la mesure où ils sont petits.

Optimisation de votre migration   

La planification est essentielle pour optimiser votre migration. Votre objectif lors de l’utilisation de l’API est d’essayer d’avoir en permanence un maximum de tâches de migration s’exécutant en parallèle pour optimiser votre débit.

Certains outils assurent déjà le fractionnement des packages de manière intelligente, tandis que d’autres vous laissent le soin de le faire. Il est important d’envisager l’ensemble du processus et de veiller à toujours commencer par tenir compte du goulot d’étranglement. Dans certains cas, le goulot d’étranglement sera la vitesse de connexion ou le travail manuel nécessaire pour préparer le contenu.

Le nombre de tâches exécutables pour une collection de sites donnée sera toujours limité. C’est pourquoi, il est très important d’exécuter autant que possible des tâches parallèles sur différentes collections de sites. Vous devez veiller à avoir préalablement partitionné vos collections de sites de sorte que votre contenu soit réparti de manière uniforme.

Exemple client   

Microsoft Consulting Services a déjà effectué des migrations pour des clients passant de SharePoint en local à SharePoint Online à l’aide de la nouvelle API de migration. Pour un client, voici ce qu’ont duré les opérations. La phase d’analyse a nécessité 2 semaines par sources passant à SPO. Ensuite, 3 semaines supplémentaires ont été nécessaires pour l’activation et la correction. En fait, un bon travail d’analyse et de nettoyage des sources devrait prendre plus d’un mois.

Une vitesse observée de passage du local au cloud a été d’environ 500 Go par semaine. Cela englobe le déplacement du contenu, mais aussi des opérations telles que la résolution des problèmes à mesure qu’ils se produisent ou d’autres corrections. Globalement, le déplacement du contenu représente une infime partie du temps consacré à la migration.

En revanche, le transfert d’un partage de fichiers dans SharePoint Online ou OneDrive tend à aller beaucoup plus vite, car moins susceptible de toucher des personnalisations et des problèmes spécifiques à Sharepoint. Nous avons vu des clients transférer un partage de fichiers de 500 Go en une journée de travail normale sans même appeler le support pour d’autres tâches parallèles.

CSOM et limitation   

Même si l’API prend en charge le contenu à transférer, il reste certaines interactions à effectuer à l’aide de CSOM. Il est important de noter que l’API n’est pas limitée, tandis que CSOM l’est. Nous ne pouvons pas réduire la limitation de CSOM, car elle garantit la disponibilité du service pour tout le monde. Nous avons vu des migrations majeures réussies évitées d’être limitées en utilisant l’API de migration. Elles auraient été limitées si elles avaient utilisé CSOM.

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